xavier duvet

blog officiel de xavier duvet auteur de bandes dessinées pour adultes

04 novembre 2009

DU RENOUVEAU ?

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10 septembre 2009

NOUVELLE BD

Certaines personnes me demande , entre autre, sur quoi je travaille en ce moment. Et bien une image valant mieux que milles mots:

prev_xfetish

Et c'est prévu pour fin Novembre... et oui j'ai un peu de retard !

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04 juillet 2009

NOUVEL EPISODE DE FEMINISATION

Bon, j'ai enfin pu finir le dernier épisode de ma série Féminisation:

preview_feminisation12

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31 mai 2009

UNE HISTOIRE DE CENSURE...ENFANTS S'ABSTENIR

En dehors du fait qu'il est très difficile de trouver mes BD sur les rayons des grands magasins, je n'ai jamais eu vraiment eu à souffrir de la censure... sauf une fois : et elle vint directement de mon ancien éditeur ! Il faut savoir que chez IPM (mon ancien éditeur, roi des escrocs) on ne lisait pas vraiment les scénarios; l'objectif de l'éditeur , puis de la directrice de publication étant principalement qu'il y ait du cul à chaque page; Ce qui est , je peux vous l'avouer un véritable challenge pour raconter une bonne histoire. On ne se rend pas compte, mais cela crée en plus de réelles dilemme de mise en page, tant dans le rythme , que dans le choix des cadrages et des graphismes. Ben oui, on doit mettre l'accent sur de longues scènes d'actions sans voitures :) , des gros plans et cadrages différents des plans habituels et en plus on a pas le droit de jouer avec trop de jeux de lumière ou d'ombres... les lecteurs voulant (d'après cet éditeur ) tout voir ! Bref je livrais juste avant la mise sous presse (ce qui me sauva) une planche ou l'on voyait en gros plan un fist-fucking (bon je l'avais dit enfants s'abstenir ! et ne me demandez pas d'expliquer ce que c'est...) et m'apprêtais à repartir lorsque la directrice s'écria horrifié "mais c'est un F... F..ing !!"(bon je vais pas me redire ). Je dois avouer, les bras faillirent m'en tomber... être faux cul à ce point, je ne croyais pas ça possible. Il me fallut quand même un bon quart d'heure pour leur rappeler qu'on n'était pas chez "la vie chrétienne", mais BX SM, qu'ils pleuraient pour avoir du gras bien crade à chaque page, que la censure n'interdisait plus ce genre d'images depuis longtemps et que surtout: j'avais plus le temps de refaire l'image et qu'on devait mettre sous presse. Comme quoi, la censure n'est pas toujours ou on l'attend.
allez à la prochaine.

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01 mars 2009

JE SUIS FOU DE RAGE !

Cette semaine j'ai demandé à un site qui diffuse des image de retirer 3 de mes albums de BD qu'un internaute peu scrupuleux du respect des droits d'auteur avait mis en libre accès. J'envoie aussi un message à cette internaute pour lui signaler la "faute"; pas de réponse.
Cette internaute (espagnol apparement) les ayant aussi mis sur son blog , je contacte le nom de domaine du blog , qui reconnait que c'est une infraction grave et décide de fermer directement son blog.
Ce même internaute m'envoie alors un message en ayant créer un faux email avec mon nom me menaçant de ceci:

si je ne lui donnais pas (oui donner ! pas cèder avec une contrepartie financière...) mes droits d'auteur de la série DISCIPLINE (oui toute la série !) qu'il avait mis sur son précédent blog, il mettrait toutes mes BD en accès libre sur un nouveau blog qu'il vient de crée avec... mon nom !!!! ce faisant encore passer pour moi !

Franchement j'en suis encore abasourdi... ce "quelqu'un" vient de se rendre coupable de contrefaçons, chantage, tentative d'extorsions, et usurpation d'identité. De quoi finir le restant de ses jours en prison.


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03 février 2009

ANGOULÊME... waouh !!!!

ça fait maintenant quelques années que je fais des séances de dédicaces et je croyais être un peu blasé, mais apparement être dans le temple de la BD a quelque chose de motivant et d'électrisant ... surtout lorsqu'on est avec des amis et des gars sympa comme ATILIO GAMBEDOTTI, ANDREA CAMIC, GIUSEPPE MANUNTA, TIM PILCHER, NEVRAX et bien sûr vous, chers lecteurs et lectrices. Ces 4 jours marathon sont passés presque trop vite tant ils étaient agréables (bien que fatiguant). Donc encore merci à vous tous pour votre accueil si chaleureux, que vous soyez des anciens lecteurs ou de nouveaux (et vous avez été nombreux, très nombreux, car le crayon a fumé sur le papier ! ). Merci aussi aux organisateurs (que malheureusement, je n'ai pas eu le temps de rencontrer) , à mon éditeur (qui a été abasourdi par un succès aussi fulgurant - très franchement on a halluciné devant l'affluence et les compliments), au staff qui nous a choyé (Cécile et Céline ;), et enfin aux médias actuabd.com , zoolemag.com, fnac.com et le dictionnaire de la BD érotique qui nous ont accueilli eux aussi à bras ouverts. Promis l'an prochain on revient (mon éditeur, mes potes et moi) pour faire encore plus beau, encore plus fort...
en attendant voici quelques photos dans la section album photos.


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22 octobre 2008

UN DUR METIER...

il y a peu de temps, j'étais en train de dédicacer mes BD dans un magasin. En discutant avec les personnes à qui je faisais une dédicace (un couple très sympathique), je les vis abasourdis en leur apprennant qu'il fallait une année complète pour écrire et dessiner un album de Bandes dessinées.
Il est étonnant de s'apercevoir que la plupart des gens croient, que soit parce que c'est du dessin, soit parce qu'ils pensent qu'on est doué, le travail de création se fait tout seul.
Certes certains de mes confrères travaillent vite ou sont très doués, mais il ne suffit pas de claquer des doigts pour que le dessin apparaisse comme par enchantement sur la planche. Selon la complexité (et parce que je dessine dans un style réaliste) , il me faut 3 à 7 jours pour faire une planche (une page de BD pour les néophytes ), rien que pour le dessin.
Et je ne parle pas des années qu'il faut avant de percer ou d'acquérir du "talent" : "juste une dizaine d'années à dessiner 5 à 7 heures par jours" disais-je à ce couple " et vous aussi, pourrez le faire... une dizaine d'année ou il vous faudra aussi trouver un autre moyen de gagner votre vie en parallèle !".
Ces mêmes personnes furent plus abasourdi , me questionnant sur ce que gagnait un dessinateur, en apprenant qu'il ne me revenait environ qu'un euro par album de bande dessinée vendue. évidemment lorsqu'on s'appelle uderzo ou zep (les dessinateurs d'asterix et titeuf, toujours pour les néophytes ) et qu'on vend plus de 500 000 albums en une année, cela laisse de quoi rêver (hé attention ! je ne leur jette pas la pierre, mais leur tire plutôt mon chapeau; d'ailleurs mes honorables collègues font souvent des dons aux oeuvres caritatives ), mais dans le cas des dessinateurs de BD pour adultes, c'est dur, très dur !
D'autant plus, qu'il n'existe plus de magazines de BD pour adultes pour nous publier: hé oui avant les magazines payaient chaque planche en pré-publications avant d'en faire un album, ce qui permettait de survivre; même aux plus méconnus d'entre nous. Voilà pourquoi je m'insurge lorsque l'on dit que la contre-façon et la diffusion sur le web ne font pas de tort.
Vous voulez un exemple: il y a quelques temps un forum "bien intentionné" échangeait des liens ou l'on pouvait télécharger mes BD gratuitement (les fameux P2P) . Je leur fis remarquer, que cela nous (les dessinateurs de BD adultes) faisait du tort et ils décidèrent intelligement de fermer cette section de leur site.
Bien sûr, vous pouvez imaginer le nombre de messages insultants et d'idées préconçues que je reçu en retour; parmi lesquelles:

- on vous fait de la pub gratuite ...
faux; souvent le nom des auteurs n'est pas cité, pas plus que l'endroit ou l'on peut acheter ou télécharger de manière légale les BD. Preuve en est, à la fermeture de la section de ce site mes ventes augmentèrent sur mon site officiel , puisque maintenant les gens savaient qui j'étais.
Alors qu'avant mes BD étaient en ligne depuis des années via les liens de ce forum et que je n'avais aucune retombé.

-vous gagnez déjà assez d'argent comme ça et la BD ça coûte cher:
en lisant le début de cette article, vous aurez compris l'absurdité de ce raisonnement et puis quand bien même... ce n'est pas parce qu'on ne peut pas se payer quelque chose qu'il faut le voler. Car rappelons qu'un des rares avantages de notre métier est de se voir reconnaître l'entière propriété et jouissance de notre oeuvre; l'utiliser ou la diffuser sans notre consentement est interdit et assimilé au vol. Que diriez-vous si on on vous prenait 10 ans de votre travail sans vous payer !

-on ne fait pas de mal et cela nous donne envie d'acheter les autres albums:
encore faux; soyons honnêtes j'ai eu moi aussi quelques copies d'albums de musique sur CD, et bien je peux vous affirmer que ce sont bien les derniers que j'ai acheté en version officielle... on se dit tous "à quoi bon, ça peut attendre puisqu'on l'a."

-ce sont de vielles BD, elles ne sont plus en vente:
Peut-être, mais elles ne risquent pas d'être de nouveaux éditées, si tout le monde les possède déjà. De plus la loi sur les droits d'auteurs est très claire :" La durée des droits patrimoniaux - hé oui, mes BD sont mon patrimoine; celui que je lèguerais à mes enfants - est de 70 ans après l'année du décès de l'auteur.". Ce qui signifie, qu'en dehors des BD de bécassine (et encore pas toutes), toute BD est encore protégée et propriété unique de ses ayants droits (l'auteur ou l'éditeur ).

- on a acheté vos BD, donc on a le droit de les mettre sur le web:
La je dois avouer, passez-moi l'expression, qu'on frôle la connerie sans borne; depuis quand le fait d'acheter une bande dessinée (ou un CD) donne le droit de le diffuser ? Surtout que ce message venait d'une personne qui avait mis un de mes albums en ligne sur son site, mais interdisait qu'on reproduise ses propres photos se trouvant sur ce même site. En gros, " je m'octroie le droit de faire aux autres , ce que je ne veux pas qu'on me fâsse ". Dans le même genre, un abruti (la y a pas d'autres mots !) me disait qu'il n'avait vu nulle part que je possédais une licence (terme anglais pour un contrat... oui ce message m'était adressé en anglais ) pour prouver que j'étais propriétaire des droits d'auteur. Ah bon ! et le code de la propriété intellectuelle, c'est de la merde peut-être ?

-le web , c'est l'avenir, faut vous y faire:
alors la chapeau, ça me rappelle mon ancien éditeur à qui je rappellais lorsqu'il ne me payait pas que son magazine ne paraissait pas et ne se vendait pas avec des pages blanches. Ben , oui si les artistes ne gagnent plus ou peu d'argent parce qu'ils sont piratés, ils ne vont pas travailler pour la gloire et il n'y aura plus rien de nouveau sur le web. Pour rappel d'ailleurs, internet, ce n'était que du texte au début ! ce qui n'empêchait pas les informations de circuler. Bon d'accord avec du son et des images c'est mieux, mais dans ce cas les internautes ne doivent utiliser que les images fournies légalement par les ayants droits (comme le fait la presse... sans, je le rappelle, oublier de citer ses sources ), comme celle qui sont sur ce blog par exemple. Quand on aime le travail de quelqu'un on ne le tue pas !

Alors la prochaine fois qu'un internaute aura envie de mettre en ligne une BD, qu'il médite sur cette petite histoire:

Un oisillon tombé du nid mourrait de froid. Voyant cela une vache lui lacha une grosse bouse bien chaude pour le réchauffer. L'oisillon tout content se mit à siffler de bonheur. Un loup passant par là l'entendit et le croqua.
Moralité: ceux qui veulent votre bien, vous mettent souvent dans la merde et ceux qui vous en sorte, ne le font pas toujours pour votre bien !

Et pour rappel de la loi:

Toute oeuvre intellectuelle a un auteur qui est le seul juge de sa diffusion pendant un temps donné. Pendant cette période, toute copie, toute publication sans le consentement de l'auteur est interdite. Toute reproduction illégale ou diffusion sur le net (sans le consentement de l'auteur) est punissable par la loi d'une amende pouvant aller jusqu'à 300 000 €uros et 3 ans de prison.

Droit d'auteur et Copyright

En France, c'est le Code de la propriété intellectuelle qui définit le ou les droits d'auteur (article L.112-1 du Code de la propriété intellectuelle). L'auteur possède sur sa création deux types de droit :

les droits moraux,
les droits patrimoniaux.

Droit moral

Le droit moral vise à protéger « la personnalité » de l'auteur au travers de son oeuvre et à respecter celle-ci. Il consiste pour l'auteur au droit au « respect de son nom, de sa qualité, de son oeuvre » (Art. L. 121-1).Le droit moral regroupe plusieurs droits, ce qui a conduit parfois la doctrine à parler de « droits moraux » plutôt que de « droit moral » :
Le droit de divulgation : il permet à l'auteur de décider quand son oeuvre est terminée et qu'elle peut être divulguée au public.
Le droit de paternité : l'auteur a le droit de revendiquer la paternité de son oeuvre. Cela se traduit généralement par la mention de l'auteur lors de l'exploitation de l'oeuvre.
Le droit au respect de l'intégrité de l'oeuvre : l'auteur peut s'opposer à toutes modifications, déformations ou mutilations de son oeuvre (L'application de ce droit est cependant nuancée dans la jurisprudence récente).
Le droit de retrait et de repentir qui consiste au retrait par l'auteur de son oeuvre déjà divulguée de la sphère du marché en contrepartie d'une compensation financière à hauteur du préjudice subi par le diffuseur.
Le droit à s'opposer à toute atteinte préjudiciable à l'honneur et à la réputation.
Le droit moral est attaché à la personne de l'auteur.
Il est inaliénable : il n'est donc pas cessible (l'auteur ne peut pas le vendre). En revanche, il est transmissible à sa mort aux héritiers ou à des exécuteurs testamentaires.
Il est perpétuel.
Il est imprescriptible.

Droit patrimonial

Il existe par ailleurs des droits patrimoniaux, qui eux sont cessibles, et portent sur l'exploitation de l'oeuvre.Dans cette catégorie de droits, on distingue :
Le droit de reproduction : ce droit comprend la possibilité que l'auteur a d'autoriser la copie de tout ou d'une partie de son oeuvre et de fixer les modalités de cette dernière.
Le droit de représentation : par ce droit, l'auteur peut donner son autorisation à la ou représentation ou à l'exécution publique de son oeuvre. Insistons sur le caractère public.
Un critère simple permet de distinguer le droit de représentation et le droit de reproduction : la maitrise du support. Lorsque le destinataire de l'exploitation a la maitrise du support, on parle de reproduction. Dans le cas contraire, on parle de représentation.Ainsi sur Internet, le fait de visualiser une page est une représentation, le fait de l'enregistrer sur son disque dur est une reproduction.Ces droits peuvent faire l'objet d'une cession. Ces droits, qui font partie du patrimoine de l'auteur, permettent à l'auteur de retirer le bénéfice économique de son oeuvre: ils ouvrent droit à rémunération.Il existe deux type de rémunération :
une rémunération directe des auteurs qui consiste à obtenir des revenus directs, en général par le paiement des consommateurs (livres, cd, ...) ou par celui d'intermédaires (achats de droits de télévision par les diffuseurs, part du chiffre d'affaire du diffuseur, ...)
une rémunération indirecte qui consister à s'assurer d'une remontée de revenus par divers mécanismes, par exemple à l'occasion de modification de reproductibilité (rémunération pour copie privée), pour des utilisations qui ne permettent pas un contrôle unitaire des exploitations (barême des discothèques) ou pour des biens non-rivaux par nature (télévision et radio par la redevance ou la licence légale). Cette rémunération se traduit en général par une absence de paiement direct par les consommateurs des oeuvres ou des programmes

Durée

La durée des droits patrimoniaux est de 70 ans après l'année du décès de l'auteur. Auxquels 70 ans peuvent aussi s'ajouter 30 ans si l'auteur est « mort pour la France » (art. 123.10).

La vente de l'original d'une oeuvre ou d'une copie (publication, reproduction,etc.) à un particulier n'entraine aucune cession de droits ou de copyright !


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23 juillet 2008

LES DEBUTS

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé dessiner. Tout petit, je recopiais les dessins de "snoopy", "lucky luke". Gamin, je dessinais à la perfection des "Gaston" dans les marges de mes cahiers d'école. D'aucuns diront qu'il s'agit d'un don, je préfère n'y voir que du travail, beaucoup de travail ! J'ai d'ailleurs encore l'angoisse de la page blanche quand je me met devant ma table à dessin (mais peut-être est-ce vraiment cela l'acte de création... l'enfantement dans la douleur :). Un de mes dessinateurs préférés (Gil Kane) disait dans un interview que chaque matin , il faisait des heures de crayonnés avant de se mettre véritablement à dessiner, comme s'il avait peur de ne plus savoir dessiner... d'avoir oublié.
Bon élève , mes parents m'ont poussé à aller jusqu'au bac. J'entend encore mon père me disant "dessinateur ? c'est pas un métier." (Heureusement ,il a bien changé d'avis depuis :). Ce qui ne m'a pas empêché en parallèle de placer mes premiers dessins. Je dois dire que j'en ai poussé des portes de rédactions avant qu'une s'ouvre vraiment. Les premiers a m'avoir fait confiance et donnés 3 petits dessins à faire pour leur magazine furent "casus belli" (merci Didier !), un mag sur les jeux de rôle (une de mes autres passions). Ce n'était que trois culs de lampe ( jargon de dessinateur pour designer des petits dessins en bas de textes) pour le jeu Car wars et représentant des "deux chevaux" blindés. Ce fut mon premier contrat rémunéré, pas beaucoup, mais correcte et je crois bien que je les aurais fait pour rien tant j'étais fier d'être publié. Mon bac en poche, lorsque mes parents me demandèrent ce que je voulais maintenant faire, je répondais inlassablement "de la bandes dessinée". J'entrais donc pendant un an dans une "école" préparatoire aux examens des grandes école d'art. Manque de bol, tout les profs de cette école démissionnèrent cette année là (pour quel raison ?). Si bien que nous nous retrouvions (les élèves ) à ne faire pratiquement que des études de nu anatomique (ce qui m'a certainement servi bien malgré moi ).
Puis je passais les fameux examens de ces écoles célèbre pour me voir refusé sous prétexte,que "j'avais déjà un style trop prononcé et que mes connaissance en couleur étaient trop faibles" (un comble non ?). Pendant les années qui suivirent, je me formais donc en autodidacte tentant ma chance dès que c'était possible et je collaborais à bien d'autres publications (grâal, broos, fleuve noir anticipation, amstrad magazine, etc) et divers éditeurs. Ma plus longue collaboration fut bien sûr avec Casus Belli ( du numéro 18 au 32... de mémoire), mais la science-fiction; le fantastique ça ne nourrit pas son homme. Trop de demande, pas assez d'offre.
Un de mes frères qui faisait des études de graphisme avait un aérographe qui trainait dans sa chambre. Je lui empruntais et commençais à faire mes premières peintures... d'abord d'héroïque fantasy, puis de pin-up. Timidement, je les montrais à mes proches qui m'encouragèrent dans ce sens. Je me décidais donc à les montrer à un éditeur de BD adultes. Je ne savais pas en poussant les portes que ce serait le début d'une grande aventure. Une aventure qui commença d'une bien étrange manière. J'avais trois illustrations de "pin-up" à proposer en plus de mon portfolio "classique" et ni la rédactrice en chef , ni le directeur de publication n'arrivaient à se mettre d'accord sur celle qu'il voulait. Je pris donc à parti des plombiers qui faisaient des réparations dans leurs locaux, qui furent unanimes: "prenez les trois, elles sont super !". J'allais quitter la rédaction, content d'avoir vendu mes 3 projets de couvertures quand le patron me rattrapa, me demandant, si je voulais faire de la BD. Tu parles, Charles ! De la BD, j'en avais bien fait des petites de 2, 3 ou 4 pages (même avec un scénariste de Métal hurlant ) qui avaient été publiés à droite ou à gauche, mais devant le refus répété des grands éditeurs, j'en avais oublié jusqu'à l'idée. Pourtant ce jour là, je repartis avec mon premier scénario ( signé Filippini, ex-rédacteur en chef de circus magazine ) de BD sous le bras...

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08 juillet 2008

BONJOUR ET BIENVENUE

Il faut vivre avec son temps... c'est pourquoi, je me suis dit tiens un "p'tit blog" afin de pouvoir discuter avec ceux et celles qui aiment mon travail et mieux les connaitre. Et puis c'est aussi l'occasion de faire découvrir mes BD à ceux qui ne les connaisssent pas encore (dans la section "bandes dessinées" ). Cet espace est donc aussi un peu le votre, alors n'hésitez pas... si vous avez des questions ou des remarques...
Je ne dis pas que je serais présent sur ce blog tout les jours, mais j'essaierai d'y venir pour vous rencontrer.

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